La catégorie de trouble neurologique fonctionnel apparaît dans le
DSM-5 en 2013 pour désigner un ensemble de symptômes
neurologiques, sans lésion causale, ni anomalies biologiques
observables. Les auteurs à l’origine de ce nouveau diagnostic
soutiennent qu’il s’agit là d’un véritable changement de paradigme
. Si tel est bien le cas, avec quoi cette évolution fait-elle rupture et
quelles en sont les logiques à l’œuvre ?
Nul n’ignore que ces symptômes furent autrefois qualiés
d’hystériques, et que les problèmes nosographiques,
épistémologiques et psychopathologiques posés par l’hystérie n’ont
cessé de jalonner l’histoire de la médecine et de la psychiatrie. Alors
qu’au terme du XIXème siècle les neurologues abandonnaient
l’hystérie aux psychiatres et à la psychanalyse, les troubles
neurologiques fonctionnels se construisent sur une
dé-psychologisation et une re-neurologisation de ces
symptômes.
En dialectisant ces deux moments de rupture, nous voudrions
montrer ce qu’ils révèlent des tendances plus profondes qui
traversent la médecine et la psychiatrie contemporaines.
Vendredi 27 mars 2026, 11h30 ―13h, Salle de l’Auditorium
Georges Zins