Un peu d’histoire

Au début…

On remonte l’histoire de l’hôpital de Gonesse au 26 septembre 1208. L’évêque de Bayeux confirme que Pierre de Theilley et sa femme Aveline de Saint Cyr ont donné des terres à Gonesse pour la construction d’un hôtel-Dieu.

Pierre de Theilley était un proche de Philippe Auguste, roi de France, qui serait né ou aurait été baptisé à Gonesse. L’hôtel-Dieu est un lieu administré par l’Église qui offre l’hospitalité aux personnes pauvres ou malades, hommes, femmes, enfants ou vieillards. On y soigne en priorité les âmes pour soulager les maux du corps. De ce fait, les archives de l’époque ne nous éclairent guère sur les soins prodigués alors.

En 1913, Gauthier de Gonesse lègue une partie de ses terres contre la promesse de respecter la charité envers les pauvres.

En 1369, un règlement rappelle que les voyageurs reçus à l’Hôtel-Dieu doivent être munis d’un morceau de pain afin de continuer leur voyage.

L’Hôtel-Dieu de Gonesse compte au Moyen Âge une salle des malades divisée en deux, des cuisines, une cave, une chapelle et un dortoir pour les religieux. Grâce aux archives, nous savons que 13 frères, dont le prieur, et sept sœurs, dont la prieuse, étaient présents en 1351. L’Hôtel-dieu comptait alors une cinquantaine de lits pour les plus pauvres.

Les lépreux n’étaient pas admis au sein de l’Hôtel-Dieu, un asile propre leur était réservé connu sous le nom de la Madeleine.
Il n’en reste que quelques vestiges architecturaux (arcades du foyer Pierre de Theilley) et les riches archives hospitalières de cette époque.

Les religieux travaillant à l’Hôtel-Dieu y abandonnent leurs biens au profit de ce dernier. À la veille de la Révolution française, l’hôtel-dieu est un propriétaire terrien les plus puissant de la région.

 

La première grande modernisation du futur hôpital…

En 1841 un nouveau bâtiment et sa chapelle sont construits sur l’emplacement d’une ferme appartenant à l’Hôtel-Dieu. En effet, deux auparavant, on y fait le constat du délabrement du bâtiment accueillant les malades. À l’époque les techniques médicales et les besoins en matière de soins évoluent.

Grâce aux consultations des archives nous découvrons qu’un nouveau règlement va alors régence le nouvel hôpital qui accueillera 22 indigents, malades ou blessés, et 16 vieillards, incurables ou invalides. Un chirurgien rend visite aux malades tous les matins, tandis que les sœurs infirmières distribuent les médicaments.

Durant le reste du XIXème siècle, plusieurs bâtiments sont construits pour répondre aux besoins de l’hôpital.

Le bâtiment Claret, alors connu sous le nom de Saint Vincent, accueille l’aile de la maternité. Le bâtiment Destors est un hospice de personnes âgées, tandis que le bâtiment Broquet (alors Saint Pierre) est destiné à la chirurgie. Le pavillon Lecoq Dusmenil sert aux visites privées des docteurs. L’accueil des malades et des visiteurs se fait dans l’un des pavillons d’entrée près du portail. Le pavillon est vraisemblablement détruit après 1975

Un  centre hospitalier en 1969

Le maire de Gonesse de l’époque, Emmanuel Rain, réussit à maintenir l’ouverture de l’hôpital de Gonesse mais aussi sa modernisation selon le projet d’architecture de M. Rabud réalisé sur un terrain privé appartenant à M. Proix.

En effet l’hôpital de 1841 était dorénavant vétuste et ne répond plus aux critiques d’accueil (dû à la forte urbanisation connue par la ville de Gonesse) mais aussi aux critères de soins médicaux.

Le centre hospitalier de Gonesse ne compte alors que 660 lits, une capacité qui sera doublée par de nouveaux travaux. Plusieurs unités médicales sont alors construites entre 1969 et 2009 dont le service des Urgences ou la maternité.

La modernisation de l’hôpital continue au XXIème siècle.

Alors que le monde rentre dans le XXIème siècle, un projet se dessine pour une nouvelle modernisation du centre hospitalier de Gonesse. L’hôpital serait alors situé au bord d’un parc afin de prioriser la qualité de l’hébergement des malades mais aussi de favoriser les circulations.

En 2014 commence la phase de travaux du nouvel hôpital de Gonesse qui ouvrit ses portes au public en juin 2016.